31 mars 2010

Deux groupes russes intéressés par Altis (Corbeil)

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Deux groupes russes intéressés par l'usine française Altis de Corbeil (91)



Le conglomérat public russe Rosnano, spécialisée dans les nanotechnologies, et la holding AFK Sistema seraient intéressées par le rachat de la société française de composants électroniques Altis, annonce le quotidien économique russe Vedomosti.
"Cette entreprise intéresse Rosnano", indiquent un haut dirigeant d'un producteur russe d'électronique et une source chez Rosnano", écrit Vedomosti, qui ajoute que les négociations ne sont pour l'instant qu'au "stade préliminaire".
Selon une source au sein de l'administration présidentielle, ce rachat a été évoqué lors d'une récente réunion de la commission pour la modernisation, alors que le président russe Dmitri Medvedev a appelé les conglomérats publics à investir dans des actifs innovants à l'étranger.

"Pour l'instant, nous ne commentons pas cette information", a réagi une porte-parole de Rosnano, interrogée par l'AFP.

Rosnano a été mise sur pied en 2007 par l'Etat russe pour promouvoir les nanotechnologies dans le pays.

Par ailleurs, la holding russe AFK Sistema, contrôlée par le milliardaire russe Vladimir Evtouchenkov, serait aussi intéressée par Altis, selon Vedomosti.

"Sistema a récemment reçu une proposition de rachat d'une part minoritaire d'Altis, selon une source à Sintronics, filiale d'AFK", écrit le journal
L'usine française Altis, située à Corbeil-Essonnes, avait été fondée en 1999 par le fabricant allemand de semi-conducteurs Infineon et IBM. Altis a subi un plan social au printemps 2006. En novembre, Infineon avait indiqué vouloir boucler la vente de la société avant avril.
En février, la mairie de Corbeil-Essonnes avait indiqué que les discussions entre les potentiels investisseurs pourraient être finalisées durant la deuxième quinzaine d'avril.

Economie


31/03/2010
15:12 par Christian MEYZE/AFP

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30 mars 2010

Réponses des actionnaires

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Hans.Schaber
To
Frederic Brunier
Jean-Paul.Beisson,
Directeur IBM/FRANCE Alain Benichou
30/03/2010 18:01
Subject

RE: Pacte d'actionnaires

München, 30.3.2010


Monsieur le Secrétaire,


Les actionnaires déploient tous leurs efforts pour conclure les termes de la cession d'ALTIS dans les plus brefs délais. Les négociations en cours avec M.Sabeg, avec le concours de la direction d'ALTIS avancent de façon satisfaisante bien qu'il faille encore un peu de temps pour obtenir un projet de cession abouti.

Dans ce contexte, IBM et INFINEON préparent ensemble avec la direction d'ALTIS un amendement au présent pacte d'actionnaires pour faciliter la transition vers la Nouvelle ALTIS jusqu'à la fin septembre 2010.


Nous esperons être en mesure de venir vous présenter le projet de reprise très prochainement, et dans cette attente je vous prie d'agréer, Monsieur le Secrétaire, l'assurance de ma consideration distinguée.


Cordialement
Dr. Hans Schaber
Dr. Klaus Wucherer
Vorstand: Peter Bauer (Sprecher), Prof. Dr. Hermann Eul, Dr.Reinhard

Ploss, Dr. Marco Schröter


Sitz der Gesellschaft: Neubiberg
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Message du 30/03/10 19:14
 De : "Alain Benichou"
 Copie à : Hans.Schaber@infineon.com, Jean-Paul.Beisson@altissemiconductor.com, "Tim Stevens" , "Eloise EV Verde-Delisle"


 Objet : Fw: Pacte d'actionnaires

Monsieur le Secrétaire, 
Nous partageons bien sûr cette réponse et vous assurons à nouveau de notre attention la plus grande que nous portons au projet d'avenir pour ALTIS. 
Cordialement,
Alain C. Bénichou
Président  IBM France

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26 mars 2010

lettre du secrétaire du CE aux actionnaires

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Monsieur Alain Bénichou,président d'IBM-FRANCE                                                                         Docteur Hans Shaber, Infineon Technologies AG



Corbeil-Essonnes, le 26/03/10

Messieurs,


Devant le manque d'information concernant la date de la reprise d'Altis,je vous demande,au nom du personnel d'Altis et de tous ses représentants,de prolonger le pacte d'actionnaires liant IBM et Infineon dans leur co-entreprise Altis-semiconductor au-delà du 31 mai 2010 pour une durée permettant de trouver une solution pérenne pour l'avenir d'Altis.

A défaut, je vous demande de me communiquer la date du closing de la vente d'Altis.

Je vous remercie de votre prompte réponse.

Cordialement

Frédéric Brunier
Secrétaire du Comité d'Entreprise d'Altis
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L'élection municipale de Corbeil-Essonnes est annulée


LEMONDE.FR avec AFP
26.03.10
13h14 • Mis à jour le 26.03.10
13h25

Le tribunal administratif de Versailles a annulé, vendredi 26 mars, l'élection du maire de Corbeil-Essonnes (Essonne), Jean-Pierre Bechter (UMP), bras droit de l'ancien maire Serge Dassault.


Deux recours ont été déposés par les opposants de M. Bechter. L'un émanait du communiste Michel Nouaille, finaliste lors de l'élection municipale d'octobre, l'autre conjointement de Jacques Picard (Verts-Europe Ecologie) et Carlos da Silva (PS). Jacques Picard et Carlos da Silva avaient "pointé l'utilisation abusive du nom de Serge Dassault, inéligible, sur tous les documents électoraux". "Nous avions également dénoncé les pressions faites sur les électeurs corbeil-essonnois par le biais de promesses d'emplois ou de sauvegarde des entreprises corbeil-essonnoises Helio et Altis", ajoutent-ils


Les municipales d'octobre 2009 avait suivi l'annulation de l'élection de Serge Dassault, maire de la commune depuis 1995. M. Dassault avait écopé d'un an d'inégibilité en raison de dons d'argent à ses potentiels électeurs
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24 mars 2010

Et de trois ?

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Maire de Corbeil : l'annulation du scrutin recommandée
Par S.O. avec Agence, le 23 mars 2010 à 11h42, mis à jour le 23 mars 2010 à 12:03

Le maire de Corbeil et bras droit de Serge Dassault, Jean-Pierre Bretcher, pourrait voir son mandat annulé par le tribunal administratif. Ses opposants lui reprochent d'avoir fait presser sur les électeurs.

Le rapporteur public du Tribunal administratif de Versailles a recommandé lundi l'annulation de l'élection de Jean-Pierre Brechter à la maire de Corbeil-Essonnes. L'audience faisait suite à deux recours déposés par les opposants après cette élection municipale. L'un émanait de Michel Nouaille (PCF), finaliste lors de l'élection municipale d'octobre, l'autre conjointement de Jacques Picard (Verts-Europe Ecologie) et Carlos da Silva (PS). Ces derniers avaient "pointé l'utilisation abusive du nom de Serge Dassault, inéligible, sur tous les documents électoraux", indique le socialiste, dans un communiqué.
"Nous avions également dénoncé les pressions faites sur les électeurs Corbeil-Essonnois par le biais de promesses d'emplois ou de sauvegarde des entreprises Corbeil-Essonnoises Helio et Altis", ajoute-t-il.
Enfin, Jean-Pierre Bechter n'aurait pas apporté les garanties nécessaires sur sa domiciliation à Corbeil.
Et de trois ?
"C'est invraisemblable, les élus ne sont là que pour sauver les entreprises", a commenté Jean-Pierre Bechter. Si le tribunal décide de suivre les recommandations, et d'annuler cette élection, le maire de Corbeil-Essonne assure qu'il y aura un recours. En cas de nouvelle élection, il semble certain de remporter de nouveau, avec Serge Dassault, la mairie de Corbeil, face aux opposants: "nous les avons battus quatre fois, nous les battrons une cinquième", affirme-t-il.

Bruno Piriou, opposant PCF, lance "un appel à un rassemblement républicain le plus large possible, pour mettre définitivement un terme à ce système". L'élection municipale d'octobre 2009 avait été provoquée par l'inéligibilité de Serge Dassault, maire de la ville depuis 1995, en raison de "dons d'argent" qu'il conteste.
La décision du tribunal administratif doit intervenir dans la semaine. Si les élections étaient annulées, un nouveau scrutin serait organisé dans les mois à venir. Pour la ville et ses électeurs se serait la troisième en moins de trois ans.
Par S.O. avec Agence le 23 mars 2010 à 11:42
http://lci.tf1.fr/politique/2010-03/bientot-une-nouvelle-election-municipale-a-corbeil-5781838.html
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18 mars 2010

Manifestation régionale MARDI 23 MARS à Paris à 14 heures

COMMUNIQUE COMMUN

des Unions Régionales Ile-de-France

CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA

En accord avec le communiqué commun du 15 février 2010, les Unions régionales Ile-de-France CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA se sont rencontrées le 25 février.
Le gouvernement n'a apporté aucune réponse concrète sur l'emploi, les salaires, le pouvoir d'achat, les conditions de travail et les politiques publiques. Il renvoie la question des chômeurs en fin de droits à une concertation avec le secrétaire d'Etat à l'emploi.En Ile-de-France, la dégradation sociale frappe de plus en plus fortement les salariés du privé comme du public, les privés d'emploi et les retraités. En 1 an le chômage a bondi de 18,4% et de 26% chez les jeunes. Les emplois précaires se multiplient et 80% des emplois à
temps partiels sont occupés par des femmes.Concernant les retraites du privé comme du public, avec un projet de loi annoncé dès septembre 2010, le calendrier reste très serré. Les organisations syndicales affirment leur volonté d'agir pour que le débat sur les retraites, prenne en compte l'ensemble des
questions, notamment le niveau des pensions, l'emploi, le financement, la pénibilité, le code des pensions et la réduction des inégalités.


Les Unions régionales Ile-de-France CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA appellent à participer massivement à la mobilisation unitaire interprofessionnelle du
          Mardi 23 mars

           Journée de grève et de manifestation.


     Manifestation régionale à Paris à 14 heures de             République à Nation via Bastille

Les organisations syndicales réaffirment que la sortie de crise passe par des mesures en faveur de
l'emploi, des salaires et pensions, une fiscalité plus juste, des politiques publiques en faveur d'une
relance économique respectueuse des impératifs écologiques.
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17 mars 2010

CE du 16/03/2010

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CE du 16/03/2010


  • Help-desk : La migration sur Linux et la modification des postes de ligne permettent l'économie de 600 K€ et la suppression de 9 emplois au help-desk.Les "reset E.S.P." seront effectués par les managers,les autres incidents par la maintenance automation.
  • Densification: Le CE a interpellé Mr Bournat qui a relativisé les impacts concernant les derniers incidents survenus sur le chantier. Quelques heures plus tard, un salarié d'IAQ a été victime d'un arc électrique occasionnant des brûlures. Quid de l'encadrement du personnel IAQ ?
  • Reprise d'Altis: Des investisseurs de différentes nationalités seraient en lice pour le projet "Sabeg",Sistema faisant toujours partie de la bande.L'état serait partie prenante à travers OSEO et le FSI . Toujours rien de concret ce jour.
  • A notre question sur la prolongation du pacte d'actionnaires, JP Beisson a répondu que ce n'était pas envisagé par ceux-ci qui espèrent faire la vente avant fin mai.Les prévisions de charge ne devraient pas susciter d'inquiétude quant à une éventuelle prolongation de ce pacte.
  • Résultats financiers : Mr Beisson a rappelé que la stratégie de contrôle des coûts vise à baisser le point neutre à 600 tr/j soit à peu près 55% de la capacité.Il a précisé à ce sujet les axes de réduction de coûts :- réduction de 30% sur les fournisseurs
  • - la densification.- le futur PSE dont les suppressions de postes devraient être maintenues à 400.
  • DERNIERE MINUTE: Un CHSCT exceptionnel a été demandé par les élus suite à l'accident électrique survenu à un salarié d'IAQ .
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15 mars 2010

Appel<< Stop Paradis Fiscaux>>

179 millions d'euros de financement pour 75 projets dans les pôles de compétitivité

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75 nouveaux projets collaboratifs de R&D ont été retenus dans le cadre des pôles de compétitivité et seront financés par l'Etat, les collectivités locales et Oséo.



Jacques Marouani, ElectroniqueS, le 11/3/2010 à 12h01


Le gouvernement vient d'annoncer le financement par l’Etat de 75 nouveaux projets collaboratifs de R&D dans le cadre des pôles de compétitivité pour un montant de 91 millions d’euros.


Ces projets ont été retenus parmi les 226 dossiers présentés au neuvième appel à projets. Sélectionnés pour leur caractère innovant et pour l’activité économique qu’ils vont générer, ils vont bénéficier de cette aide financière de l’État. Les collectivités territoriales ont également indiqué leur intention de financer la plupart de ces projets à hauteur de plus de 58 M€. Enfin, les PME impliquées dans les projets au titre de cet appel à projets devraient bénéficier directement de près de 30 M€ du fonds unique interministériel.

Suite au transfert de la gestion des aides du FUI, Oséo est désormais chargé de l’élaboration des conventions individuelles attribuant les aides définitives aux partenaires des projets retenus, en application des décisions d’aide prises par l’État.


En cumulé, l’ensemble des appels à projets des pôles ont permis de soutenir 813 projets depuis 2005. Ces projets représentent un montant de dépenses de R&D de près de 4,3 milliards d’euros, 15000 chercheurs, et un financement public de 1,6 milliard d'euros, dont 1 milliard d’euros par l’État.


Un dixième appel à projets va être lancé. Les projets sélectionnés seront connus en juillet 2010.

http://www.competitivite.gouv.fr/

http://www.industrie.gouv.fr/

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12 mars 2010

Ordre du jour du CE du 16 Mars 2010

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Ordre du jour


  • Approbation des PVS du 15 septembre,20 octobre,22 février 
  • Point sur la trésorie ALTIS. 
  • Point sur le Help-Desk.
  • Point sur le repreneur. 
  • Point sur l'utilisation des équipements. 
  • Pic pour les semaines à venir. 
  • Résultats financiers Janvier Février 2010. 
  • Information sur l'évolution des modalités des contributions au financement du plan formation.
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4 mars 2010

L'avenir des fabricants de semiconducteurs sur le territoire français s'assombrit

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ST-Ericsson, Atmel, Altis, E2V, Freescale… Les fabricants de puces installés en France sont plongés dans d'importants plans sociaux et accélèrent leur mouvement de délocalisation en Asie. Ils appellent à un assouplissement des règles de concurrence européennes, très strictes sur les aides publiques, et misent sur les technologies de pointe
Simple geste politique ou vraie volonté industrielle ? Hier, à Caen, le Premier ministre François Fillon devait rencontrer rapidement les syndicats de la société ST-Ericsson, détenue à moitié par STMicroelectronics et Ericsson. Depuis une semaine, des salariés occupent une salle de leur usine pour protester contre la fermeture, annoncée par la direction, de ce site de 114 salariés, spécialisé dans la fabrication de circuits intégrés pour la téléphonie mobile. Les syndicats contestent notamment la justification économique du plan social, appelant l'Etat, actionnaire à 14 % de STMicroelectronics, à intervenir. En réponse, le ministre de l'Industrie Christian Estrosi, a demandé à la direction de « reprendre les discussions » autour de nouvelles propositions sur les conditions de reclassement des salariés.


Aujourd'hui, tout comme ST-Ericsson, la majorité des fabricants de semi-conducteurs installés en France sont en phase de restructuration. Alors que, l'année dernière, le fabricant NXP fermait son centre de production de Caen, repris depuis par la société Ipedia, des plans sont actuellement en cours chez E2V, Freescale - dont l'usine de Toulouse doit fermer d'ici à 2011 -ou encore Atmel, dont les salariés ont voté, le 1 er mars, la reprise du site par l'allemand LG Foundry, ce qui impliquera un plan de départs volontaires de 160 à 190 salariés, sur 700 employés. Enfin, l'incertitude reste de mise sur le site d'Altis à Corbeil-Essonnes, toujours en attente d'un repreneur suite au retrait annoncé d'IBM et d'Infineon, ses deux actionnaires. Pour l'heure, l'entrepreneur Yazid Sabeg est à la tête d'un consortium regroupant différents investisseurs, qui pourraient injecter 150 millions d'euros. Le projet devrait se finaliser d'ici à fin avril.

Sur le même sujet

Le marché mondial des puces et des mémoires repart à la hausse

Délocalisations et « fabless »

Si certains acteurs sont relativement épargnés par ce mouvement, -Soitec, STMicroelectronics... ) -, le phénomène s'accélère. En 2008, le chiffre d'affaires des adhérents du syndicat de la profession, le Sitelesc, comptabilisant la production effectuée en France, s'élevait à 3,871 milliards d'euros. Soit une baisse de 31,4 % par rapport à 2004. Une tendance accélérée du fait de la crise, puisque les premières estimations du Sitelesc s'orientent vers une baisse de 20 % des ventes en 2009. Et le mouvement est le même au niveau européen : nombre de fabricants (NXP, STMicroelectronics, ST-Ericsson…) ont réduit leurs effectifs depuis la crise pour aller en Asie (Taiwan, Singapour, Chine). Plusieurs raisons expliquent cette vague de délocalisations. Outre l'âge des usines françaises, qui sont centrées sur des technologies de plus en plus dépassées, le différentiel de coûts salariaux - 10 % des coûts de production -est un paramètre important, mais pas déterminant. « Le désavantage essentiel des fabricants européens par rapport à leurs rivaux asiatiques tient aux aides de l'Etat, notamment en termes de fiscalité », note Jérôme Ramel, analyste du secteur chez Exane BNP Paribas. Par exemple, la Chine exonère les entreprises d'impôts sur les sociétés pendant cinq ans. A Singapour et en Malaisie, la durée d'exonération varie entre cinq et dix ans… Autre raison de fond, l'aspect hautement capitalistique de la production de semiconducteurs : alors qu'une usine de fabrication coûte plusieurs milliards d'euros, nombre de fabricants préfèrent se concentrer sur la conception des produits, en sous-traitant la totalité de leur fabrication à de grands fondeurs taïwanais comme TSMC ou UMC. Et deviennent de fait « fab-less », « sans usine ».

Les fabricants européens s'estiment freinés par les règles de concurrence communautaires, qui surveillent de près les aides publiques. « Il n'y aura pas de redémarrage de l'activité en France et en Europe tant que ces règles européennes ne s'assoupliront pas », martèle Gérard Matheron, président du Sitelesc. Celui-ci salue certaines avancées, comme la suppression de la taxe professionnelle en France. Concernant l'élargissement du crédit d'impôt-recherche, les industriels pourraient être déçus puisque cette piste semble écartée dans les propositions que doit présenter aujourd'hui Nicolas Sarkozy dans le cadre des Etats généraux de l'Industrie. En attendant, ils se concentrent sur leurs atouts. Outre certaines niches - la jeune société Ipedia mise, par exemple, sur les composants passifs intégrés sur silicium -, leur salut viendra des technologies de pointe. Ainsi, sur le site de Crolles, près de Grenoble (voir carte ci-contre), ST mise, avec ses partenaires, sur des finesses de gravure croissantes : le programme Nano 2012 permettra de graver à 32 et à 22 nanomètres.

MAXIME AMIOT, Les Echos

Le message de Sarko aux industriels

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http://www.rtl.fr/fiche/5935123174/le-message-de-sarko-aux-industriels.html

Le message de Sarko aux industriels


Nicolas Sarkozy sera ce jeudi à Marignane pour conclure les Etats Généraux de l'Industrie qui avaient été lancés en octobre. Va-t-on découvrir la future politique industrielle de la France ? La chronique de Christian Menanteau
C'est, théoriquement, "la" grande occasion. C'est même l'un des rendez-vous majeurs de ce quinquennat.
- D'abord, parce qu'il est urgent de mettre un coup d'arrêt à la désindustrialisation française. Depuis 1980, la France a perdu 2 millions d'emplois industriels et le rythme ne cesse de s'accélérer. Plus de 200.000 jobs ont été perdus dans ces secteurs, l'année dernière.
- Ensuite, parce que l'industrie, qu'elle soit traditionnelle ou de haute technologie, structure la prospérité d'un pays grâce à ses effets d'entraînement.
Il est donc hors de question de la laisser de désagréger encore un peu plus, d'autant que l'industrie française est déjà sous la moyenne de la zone euro. Reste maintenant à mettre un peu de cohérence dans cette agitation qui s'est emparée de ce dossier, ces derniers mois. Et c'est sur ce terrain que l'on attend le président. Il devrait - on s'en doute - avoir le verbe haut en la matière parce que, par goût, Nicolas Sarkozy a toujours avoué un intérêt particulier pour l'industrie. Mais aussi par nécessité. Dans tous les sondages, c'est avec les ouvriers qu'il réalise ses plus mauvais scores, aujourd'hui.

Doit-on s'attendre à des annonces spectaculaires ?

Je ne le pense pas. Sur ce dossier, tout est déjà sur la table. Il y a eu les 5 milliards d'euros du Grand Emprunt dédiés à l'industrie. Il y aura - c'est acquis - un milliard d'euros supplémentaire au titre de ces états généraux : le président va simplement en préciser la destination. Ainsi, 500 millions d'euros iront vers les entreprises vertes. Il y aura, bien sûr, un inévitable volet sur les mesures fiscales. Ici, un peu pour l'investissement, là, un peu pour les brevets. Et puis, au cœur de tout ce message, on va retrouver les PME. Elles ont été négligées pendant la crise. On va leur offrir un médiateur de la sous-traitance, comme il y en a un pour le crédit. Tout cela est intéressant mais, finalement, après 5.000 participants réunis dans des états généraux, tout au long de 4 mois, on risque un peu de rester sur notre faim.
Il va peut-être quand même ouvrir des pistes pour aller plus loin ?
Ce que le président va faire d'essentiel - et c'est très important - c'est qu'il va tordre le cou à ce concept imbécile d'entreprise sans usine. Ce monde virtuel qui a été une des lubies françaises des 20 dernières années. Mais il ne va pas pouvoir masquer trop longtemps les dossiers qui conditionnent le redressement global de notre industrie.
- D'abord, le coût du travail : il est trop cher en France. Les charges sociales plombent la compétitivité de notre production.
- Deuxièmement : le financement de l'industrie ne fonctionne pas. Les banquiers, en France, n'aiment pas les usines et la fiscalité des particuliers favorise l'épargne plutôt que l'investissement.
- Troisième point : le plus beau mécano administratif ne fait pas une politique industrielle, quand le rapport qualité-prix de nos productions n'est plus compétitif.
Donc, pour attaquer ce dossier, on voit qu'il faut du temps et l'industrie sera encore au rendez-vous du prochain quinquennat.
La filière française des semi-conducteurs, les fameuses puces électriques, est menacée par les délocalisations : ST Ericsson, Atmel, Altis, Freescale devraient, pourraient, plier bagage vers l'Asie.
12 sur 20 à la compagnie aérienne japonaise, Ana, qui, depuis hier, réserve, sur ses avions, des toilettes exclusivement pour les dames. C'était l'un des rares lieux publics où cela n'existait pas. Maintenant, grâce aux japonais, c'est fait !
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3 mars 2010

SARKO-CGT même combat ?

LA CHRONIQUE DE ERIC LE BOUCHER
L'alliance Sarkozy-CGT

ERIC LE BOUCHER EST DIRECTEUR DE LA RÉDACTION D'« ENJEUX LES ECHOS ».

Relisez toute l'histoire du début du quinquennat et vous verrez en permanence affleurer la trame d'une alliance objective passée entre Nicolas Sarkozy, le président de la République, et Bernard Thibault, le secrétaire général de la Confédération générale du travail (CGT). La pitoyable affaire Total cette semaine, la nomination d'Henri Proglio (le candidat de la CGT) à la tête d'EDF, la réforme des régimes spéciaux de retraite réalisée avec de très avantageux accommodements cédés aux bastions de la CGT, le changement de la représentation syndicale qui favorise les organisations les plus grosses, donc la CGT : la liste des gages donnés est longue.

Il y a beaucoup de raisons de fond qui soutiennent cette hypothèse. Les réflexes idéologiques d'abord. Nicolas Sarkozy donne souvent des signes d'une nostalgie de son enfance sur tout sujet, mais notamment sur l'idée du gaullisme. Son conseiller Henri Guaino vante le programme gaullo-communiste du Conseil national de la Résistance, et une lecture de la politique du Général consiste, en effet, à souligner l'« alliance » conclue entre lui et le PC (dont la CGT était le bras) pour repousser les socialistes et autres « représentants de la IV e ». Une politique couronnée de succès jusqu'à l'arrivée de Giscard en 1974. Nicolas Sarkozy chausserait aujourd'hui les bottes du grand homme.

Le besoin politique ensuite. Ayant fait campagne sur un programme de « rupture » qui insiste sur l'adaptation de la France à la compétition mondialisée, il provoque, sitôt élu en mai 2007, une levée de boucliers des syndicats, qui veulent faire barrage « au passage en force ». Son autre conseiller proche, Raymond Soubie, a précisément pour fonction de déminer l'avancée des réformes en les négociant largement et directement avec les partenaires sociaux. Pourquoi avec la CGT plutôt qu'avec la CFDT, le partenaire précédent du pouvoir de gauche ou de droite ? A cause d'une réelle attraction de fond : le « travailler plus pour gagner plus » est naturellement plus proche de la CGT que de la CFDT.

Cette grande alliance Sarkozy-Thibault est évidemment ni officielle (surtout pas) ni permanente, elle a ses heurts nombreux. Mais elle s'ancre dans la durée car elle est légitime. On l'a vu dans la crise, au cours de laquelle les concessions faites par le gouvernement, il y a un an, en faveur des chômeurs et des démunis ont déminé le terrain social devenu très dangereux. Le dialogue a permis d'éviter des embrasements et, sur le terrain, les SUD et autres représentants de l'extrême gauche ont été repoussés des usines occupées. L'anticapitalisme ne donne pas du travail, la CGT et la CFDT, en position de négociation, si. La crise de 2009 aura été une sorte de 1995 à l'envers, une défaite des thèses de la lutte radicale et la victoire du réformisme. La logique sarkozyenne est de favoriser le réformisme au sein de la CGT, il n'est pas sans y parvenir. C'est, pour la France, à mettre à son crédit.

Reste que cette politique néo-gaullienne présente deux gros désavantages. Le premier est son rapport qualité-coût. La réforme des régimes spéciaux de retraite, c'est maintenant établi, est passée mais elle est ruineuse pour l'Etat tant les concessions ont été trop nombreuses. Il faudra revenir dessus. Non sans grande difficulté, car la CGT se dira légitimement « flouée ». A EDF, on peut se demander si le coût du « deal » avec Veolia n'est pas le maintien en place de la quasi-cogestion avec la CGT.

Le deuxième désavantage est encore plus lourd. Le choix fait de moderniser la France avec le premier des syndicats, et non pas contre, relève d'une tactique légitime, mais elle éclaire aussi un certain type de modernisation que veut engager Nicolas Sarkozy. La CGT occupe des bastions que le président doit forcément ménager quand il faudrait les bousculer. Les raffineries de Total en sont un exemple très malheureux. La campagne pour les régionales ne justifiait pas que la CGT soit défendue sur une ligne aussi archaïque de sauvetage de raffineries surcapacitaires et déficitaires. Sauf à penser que le président est, plus encore qu'on ne le dit ici, d'accord au fond avec la CGT sur l'avenir industriel du pays. Ce serait alors très inquiétant. L'alliance Sarkozy-Thibault ne serait alors pas modernisante mais rétrogradante.

2 mars 2010

KIF KIF

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En lice, désormais, pour reprendre l'équipementier automobile, l'homme d'affaires turc Alphan Manas. Syndicats et salariés restent prudents.
Après le baron Louis Petiet, le Turc Alphan Manas ? Le feuilleton du sauvetage de l'équipementier automobile Heuliez n'en finit plus. Au grand dam des syndicats de l'entreprise de Cerizay (Deux-Sèvres) et de ses 600 salariés, déjà bien échaudés.

Hier, Louis Petiet, le repreneur d'entreprises défaillantes à la tête de BKC, a jeté l'éponge. Il avait été désigné repreneur d'Heuliez, en juillet, par le tribunal de commerce de Niort, sous les applaudissements conjoints de Ségolène Royal, la présidente de la Région Poitou-Charentes, et de Christian Estrosi, le ministre de l'Industrie.


Trouver 20 millions d'euros


Louis Petiet avait apporté un million d'euros. Il en avait promis quinze autres millions qui ne sont jamais venus. Il passe donc le relais à l'homme d'affaires turc Alphan Manas, 48 ans, qui dirige le fonds d'investissements Brightwell.

Christian Estrosi s'est réjoui, hier : « C'est une très bonne nouvelle, je remercie Louis Petiet d'être raisonnable ». Il est vrai que les atermoiements de cet élu local UMP faisaient mauvais effet alors que gouvernement et Région Poitou-Charente jouent la surenchère avant les élections régionales.

Alphan Manas pourrait apporter 20 millions d'euros. Mais celui qui se présente sur son site Internet et son blog comme un féru d'innovation et de nouvelles technologies, qui a bâti son groupe, notamment, sur le solaire et l'électronique, a-t-il la surface financière suffisante pour alimenter le projet de relance d'Heuliez dans la voiture électrique ?

Et, puis, si Louis Petiet s'efface, il ne part pas. Il reste le propriétaire d'Heuliez. Et a rappelé, hier, que ce sont ses « managers qui ont initié le contact » avec l'investisseur turc. Bref, ce n'est peut-être pas encore la fin du feuilleton.
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